De l’appel intérieur à l’action : mon aventure entrepreneuriale entre passion, humour et résilience

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Un jour, alors qu’étudiante à Paris, j’ai ressenti un appel profond vers l’entrepreneuriat. Non, pas une révélation mystique genre « la lumière divine m’a touchée », mais plutôt une petite voix intérieure, à mi-chemin entre l’envie de révolutionner le monde et celle de fuir les devoirs de maths. Un véritable feu sacré s’est allumé en moi, aussi brûlant qu’un piment habanero, et je me suis dit : « Pourquoi ne pas créer quelque chose de significatif ? Quelque chose qui ferait bouger les lignes ? » Une motivation était née, plus motivante qu’un rabais de 70 % sur des chaussures ! Bon, je raconte n’importe quoi, j’ai entrepris car j’étais une étudiante fauchée de l’Institut Européen des Affaires de Paris qui voulait aider une association qui œuvrait pour les enfants de la rue.

À travers les montagnes russes des études (et croyez-moi, c’était plus intense que devoir boycotter les produits américains quand tu vis au Canada, j’avais cours même les samedis du matin au soir et je n’avais que le dimanche pour faire les TD, les courses, la lessive à l’autre bout de l’avenue Charles de Gaulle avec Paula Lopes, car une machine à laver ne rentrait pas dans mon 9m² sur les toits de Neuilly-sur-Seine), le rêve a pris forme. C’est ainsi qu’a vu le jour A’S de la Perfection, un nom si ambitieux qu’on aurait pu penser que nous visions un prix Nobel ou, à tout le moins, une médaille en pâte à sel. Pourquoi « A’S » ? Parce que c’est Angélique et Stefdekarda, bien sûr, aka Binga et Bingo ! Mais aussi Afrique et Sénégal, Avancement et Solidarité. Ah, et la Perfection, parce qu’on s’est dit que le monde serait tellement (presque) parfait si tout le monde était un peu plus bienveillant. Mais bon, soyons réalistes, on visait la perfection comme on vise à perdre du poids pendant les fêtes de fin d’année : avec espoir, mais sans trop y croire.

Finalement, ce projet est devenu Cheliel et a engendré Cheliel Coffret, Agence Cheliel, … Et des initiatives comme R Magazine (avec ma chère Laura Bonnieu que je ne remercierai jamais assez ainsi que les centaines de bénévoles qui ont été avec nous) tout aussi excitantes qu’un épisode de « Game of Thrones » surtout quand Khal Drogo (le beau et fort Jason momoa) apparaît. Entre les réunions, les coups de fil et les brainstormings improvisés (souvent autour d’une bonne assiette de thiébou dieune), nous avons bâti des choses merveilleuses, jonglant avec les responsabilités comme un clown professionnel avec des balles en feu. Et tout cela sans renverser le thé (car j’aime pas l’odeur du café) sur nos documents et tissus importants, ce qui est déjà un exploit en soi !

À vous qui suivez ce parcours, voici mon conseil : croyez en vos rêves, même les plus fous ! Si vous rêvez d’ouvrir un bar à chèvres ou de devenir le prochain Elon Musk (mais avec plus de cheveux), allez-y ! Ne laissez jamais les obstacles vous décourager, même si parfois ils ressemblent à des montagnes infranchissables (ou à des montagnes de papiers administratifs). Chaque défi est une opportunité d’apprendre, de grandir et de découvrir de nouvelles façons d’éviter les rendez-vous avec votre banquier.

Entourez-vous de personnes qui croient en vous, comme ces ami.e.s qui vous disent que vous êtes fabuleux.se même avec une coupe de cheveux douteuse car iels voient au-delà. N’ayez pas peur de demander de l’aide ou des conseils, parce que, soyons honnêtes, même Donald T. a besoin du reste du monde. Avancez avec passion et détermination, en sachant que les rêves sont souvent à portée de main, parfois juste cachés derrière un mur de doutes.

Pour illustrer ces belles paroles, je vous présente mon nouveau logo : Blacky Gyan – Modèlepreneure. Ce surnom, qui se voulait être une insulte pour certains, est devenu l’emblème de ma polyvalence. Telle une pieuvre multitâche, je gère mes projets avec autant de grâce que possible (ce qui inclut parfois de trébucher sur mes propres pieds). Après tout, la vie d’entrepreneure, c’est un peu comme un stand-up : il faut savoir rire de ses propres erreurs et continuer à avancer, toujours avec le sourire.